L'intervention consiste à corriger une hypoplasie mammaire existante depuis la puberté ou apparue secondairement à la suite d'un amaigrissement important ou encore consécutive à une grossesse suivie d'allaitement.
Il s'agit d'augmenter le volume des seins trop petits ou inexistants par la mise en place d'implants mammaires,
Il existe principalement deux formes d'implants mammaires qui permettent de s'adapter aux différentes morphologies à savoir les implants ronds ou les implants anatomiques:
Les implants ronds apportent du volume sur la partie supérieure du sein et façonne une poitrine " pigeonnante" . Selon la technique utilisée, cet effet peut être minoré ou majoré en fonction des désirs de la patiente,
Les implants anatomiques apportent un volume en harmonie avec la courbe du buste et proposent une augmentation mammaire en forme de "jolie poire" correspondante aux dimensions et à la répartition du volume d'un sein naturel.
Dans la majorité des cas , on s'orientera vers des prothèses mammaires remplies de gel de silicone cohésif ultra souple qui donnent un résultat proche du sein naturel au visuel et au toucher.
Le but de l'intervention est d'obtenir une augmentation naturelle du volume des seins avec une amélioration du galbe et de la projection.
L'intervention:
L'intervention consiste à augmenter le volume des seins par la mise en place d'implants derrière la glande mammaire ou derrière le muscle grand pectoral ou encore "à cheval" entre la glande et le muscle. La prothèse mammaire est introduite par une courte incision située soit sur l'aréole, soit dans la région axillaire ou sous mammaire.
La technique " Dual plan" pratiquée par le Dr Montoneri consiste à glisser la prothèse mammaire en partie derrière la glande et en partie derrière le muscle. L'avantage de cette technique réduit considérablement le temps de convalescence et surtout, permet d'obtenir un résultat beaucoup plus naturel.
L'intervention est réalisée au bloc opératoire sous anesthésie générale et dure environ 1H à 1H30
En fin d'intervention, un pansement modelant et compressif est appliqué. Il a comme objectif de maintenir les prothèses en place , il est retiré et substitué par un soutien gorge de maintien à porter 1 mois nuit et jour.
La période post opératoire immédiate se déroule en salle de réveil et dure entre 1h30 et 2h00.
Dans certains cas, l'intervention d'augmentation mammaire peut se pratiquer en ambulatoire avec une journée d'hospitalisation ou encore se prolonger par une nuit d'observation. le pansement est retiré et substitué par un soutien gorge de maintien à porter 1 mois nuit et jour.
Après l'intervention:
Le temps de repos nécessaire est en moyenne de 3 à 5 jours .
Les mouvements amples des bras sont proscrits pendant les premiers jours, il faut également éviter de conduire, porter des charges lourdes et ne pas pratiquer d'activité sportive intense pendant 1 mois.
Des douleurs dans la poitrine, des ecchymoses , un oedoeme peuvent apparaitrent et disparaissent en quelques jours.
Un traitement anti douleur, anti inflammatoire est prescrit dans tous les cas.
Un suivi post opératoire est obligatoire à 5 jours, 15 jours, 1 mois , 6 mois et tous les ans.
L'allaitement est possible après 6 mois.
Le suivi immédiat à 5 jours et 15 jours s'oriente plus vers un suivi de la cicatrice avec un traitement spécifique afin qu'elle soit le moins visible possible.
Vous bénéficiez d’un suivi attentif et attentionné:
Clara, l’assistante du docteur, assure une permanence post-opératoire 24h/24. Vous pouvez l’appeler pour la moindre question. Vous pouvez revenir en consultation post-opératoire aussi souvent que vous le voulez ; ces consultations sont incluses dans le forfait opératoire.
Les complications envisageables :
Les suites opératoires sont en général simples, toutefois des complications peuvent survenir, certaines inhérentes à tous les actes médicaux, d'autres locorégionales exclusives de la plastie mammaire d'augmentation.
En ce qui concerne l'anesthésie , le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthétiques, lors de sa consultation qui aura lieu au plus tard 48 heures avant l'intervention.
Malgré leur faible fréquence, il faut quand même connaître les complications inhérentes à l'ensembles des interventions de chirurgie mammaire, et celles liées à la mise en place d'un corps étranger dans l'organisme (risque spécifique aux implantes mammaires).
Les complications possibles dans l'ensemble des interventions de chirurgie mammaire :
Une infection nécessite un traitement antibiotique et parfois un drainage chirurgical.
Un hématome peut nécessiter un geste au bloc opératoire.
Des altérations de la sensibilité, notamment mamelonaire,peuvent être observées,
mais la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans les six mois, un an.
L'évolution des cicatrices, peut être parfois défavorable, hypertrophique voir chéloïdes, d'apparition et d'évolution imprévisibles, et nécessitee des traitements locaux spécifiques souvent long.
Les risques spécifiques aux implants mammaire
Formation des plis ou aspect de « vagues » :
L'implant pour rester souple n'est jamais rempli sous tension. De ce fait, le pli de l'enveloppe de la prothèse peut avoir un aspect de « vagues » notamment dans les parties supérieures, qui peuvent être palpables ou même visibles sous la peau. Ce phénomène est plus fréquent avec les prothèses en sérum physiologique.
Contracture capsulaire et coque fibreuse :
La formation d'une capsule fibreuse autour de n'importe quel implant est une réaction normale de l'organisme humain, qui crée une sorte de membrane fibreuse autour de tous corps étrangers afin de l'isoler et de se protéger. Dans certains cas cette membrane est le siège d'une évolution défavorable. Elle peut s'épaissir, se rétracter jusqu'à former une véritable coque fibreuse autour de l'implant (contracture capsulaire).
On distingue quatre stades de fermeté, qui vont de l'aspect normal, indétectable, aux formes sévères avec sein dur, rond, fixé et parfois douloureux.
La fréquence globale de cette complication ne peut pas être estimée avec certitude puisqu'elle varie en fonction de l'indication, du type de la prothèse et de la technique opératoire.
La coque n'augmente pas le risque de rupture mais expose à une complication d'ordre esthétique. Une intervention chirurgicale est, dans ce cas, souvent nécessaire afin de sectionner la capsule et corriger la déformation.
QUESTIONS les plus posées ?
Est-il possible d'allaiter?
La mise en place des implants mammaires derrière la glande ou le muscle ne semble pas avoir de retentissement sur l'allaitement.
La prothèse mammaire favorise-t-elle l'apparition du cancer du sein ?
Les recherches dans ce domaine n'ont établi aucun lien entre prothèse mammaire et cancer du sein.
La surveillance du sein est-elle possible ?
La présence d'un implant mammaire peut modifier la capacité de rayon X à pénétrer dans le tissu glandulaire, la patiente porteuse d'une prothèse mammaire doit le préciser au radiologue qui pourra utiliser des méthodes spécifiques et adaptées.
Qu'en est-il de la controverse sur le gel de silicone ?
Les implants mammaires pré-remplis de gel de silicone ont été accusé d'être responsables du déclenchement de maladies auto-immunitaires chez certaines patientes. L'ensemble des travaux scientifiques sur ce sujet a apporté la preuve qu'il n'y a pas d'augmentation significative du risque de maladie auto-immunitaire chez les patientes porteuses d'implants mammaires d'aucun type.
Est-il nécessaire de mettre en place une surveillance spécifique après la pose d'une prothèse mammaire ?
Il est nécessaire de se soumettre à des visites postopératoires en fonction de la demande du chirurgien. Ultérieurement, le présence d'un implant mammaire ne nécessite pas de réaliser d'examen en plus de la surveillance médicale habituelle.
Il est, par contre, impératif de consulter son chirurgien en cas de modification de l'aspect du sein (durcissement ou au contraire ramollissement).
Quelles Prothèses choisir: rondes ou anatomiques?
Tout dépend de sa morphologie , de la forme originelle des seins et de la forme future désirée par la patiente. C’est du sur-mesure. La tendance va aux prothèses profilées appelées anatomique , « plates » en haut et gonflées en bas, comme de vrais seins, et surtout moins grosses qu’avant.
Où sont-elles placées exactement ?
Avant, les prothèses étaient placées devant ou derrière le muscle . Aujourd’hui, elles sont positionnées en « DUAL PLANE », c’est à dire à cheval entre le muscle et la glande mammaire. Ce que ça change ? Le résultat est plus naturel, tant au toucher qu’au visuel, les implants durent plus longtemps mais surtout et avant c’est moins douloureux en post opératoire que lorsque les prothèses sont placées complètement derrière le muscle dont la douleur est comparable à un véritable déchirement musculaire.
Où sont les cicatrices ?
soit à l’aisselle, soit sur l’aréole, soit sous le pli mammaire. En général, la cicatrice à terme est à peine visible notamment sur l‘aréole.
Combien de temps après l’intervention , le résultat paraît naturel ?
On remarquera un résultat très significatif dès 3 mois après l'intervention, meme si il faut compter environ 6 mois avant de considérer que le résultat est définitif après élimination totale des oedèmes .
Quelle est la durée de vie d’une prothèse mammaire ?
La durée de vie d'une prothèse ne peut être déterminée précisément. Un implant de qualité a une durée de vie théoriquement illimitée. Seule une usure ou une complication imposera le retrait ou le changement de prothèse.
Peut-on avoir une grossesse après prothèses mammaires ?
Il est conseillé de prévoir une grossesse au moins 6 mois après l’intervention. La grossesse est sans aucun danger, ni pour la patiente, ni pour l'enfant.
L'augmentation mammaire est-elle prise en charge ?
La pose de prothèses mammaires est une intervention de chirurgie esthétique, elle n'est pas prise en charge par la sécurité sociale. Le médecin ne pourra pas vous prescrire un arrêt de travail pour la période post opératoire.
Quel est le risque de contracter une coque ?
Le risque est difficile à évaluer car les raisons physiologiques de la formation de la coque ne sont pas encore complètement connues, ce phénomène est rare et résolutif par une retouche chirurgicale.
Quelle est la durée moyenne de l'intervention ?
Dans la majorité des cas, il s'agit d'une intervention qui dure environ 1 heure et qui se pratique sous anesthésie générale avec une journée d’hospitalisation et une nuit éventuelle d’observation.
Quelle mammographie effectuer et à quelle fréquence ?
On préfèrera la mammographie numérisée à la mammographie classique qui peut diagnostiquer une rupture intra-capsulaire. Il est conseillé de la pratiquer tous les ans .
Qu’est-ce qu’une rupture intra-capsulaire et extra-capsulaire?
La capsule est une sorte de coque qui se forme naturellement en réponse à la présence de l'implant. Elle constitue une sorte de barrière entre l'implant et les tissus mammaires. Si le gel de silicone reste piégé dans cette coque, on parle de rupture intra-capsulaire et rassemble environ 80% des cas. La rupture est alors découverte fortuitement car elle ne s'accompagne d'aucun symptôme. En revanche, si le gel de silicone franchit la coque, la rupture est dite extra-capsulaire (moins d'un tiers des cas) et il existe un risque de réaction inflammatoire localisée.
Comment détecter une rupture intra-capsulaire ?
Il s’agit de pratiquer dans un premier temps une mammographie qui détectera une éventuelle rupture capsulaire, suivie d’une échographie pour localiser des éventuelles micro-particules de silicone.